Mystère Jazz

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Jacques MAZEAU : La vengeance du loup. Editions du Masque.

2 Avril 2011 , Rédigé par Oncle Paul Publié dans #Romans

En cette avant-veille de Noël 2002, le brave Eugène, cantonnier de sonVengeance-du-loup.jpg état ou plutôt, comme il est de bon de s’exprimer ainsi de nos jours, agent territorial, effectue sa ronde quotidienne et vespérale au cimetière de Mende. Il est tout ébaubi d’entendre et de voir derrière le petit enclos qui protège la sépulture des Lefort, Eugène et sa femme s’invectiver et se taper dessus comme deux pochards. La dalle a été déplacée. Pourtant Edmond Lefort, le notaire de Mende, est décédé depuis cinq ans et son épouse l’avait précédé onze ans auparavant. Que fait-on dans ces cas là ? On s’évanouit tout simplement. Sa déposition auprès de la gendarmerie est mise en doute, mais le déplacement d’une dalle de plusieurs centaines de kilos nécessite l’emploi d’un engin de terrassier. Dubitatif, le commandant Moreau fait appel à Muriel Lacan qui travaille à l’unité de recherche en parapsychologie de Toulouse et a fait ses armes à Quantico aux Etats-Unis. Muriel est une spécialiste de ce genre d’événements qui dépassent l’entendement. Elle en profite pour demander à son ami Michel Fabre, chargé des affaires spéciales à la P.J. parisienne, de la rejoindre. Comme celui-ci n’attendait que son appel, ne sachant que faire durant ses vacances, il accepte et se presse de la rejoindre. Le lendemain de leur arrivée leur première tâche consiste à s’intéresser au témoignage d’Eugène et d’aller rencontrer le cantonnier chez lui. L’homme narre ce qu’il a vu, en présence de sa femme Mélanie, une femme acariâtre qui minimise ses explications. Muriel et Michel sont persuadés que l’homme n’a pas tout dit, qu’il a caché volontairement des informations sous la pression de son épouse revêche. Pourtant ils en savent un peu plus sur les époux Lefort et leur descendance. Le notaire courrait volontiers le guilledou et est décédé d’une chute d’escabeau en voulant compulser un livre dans sa bibliothèque. Un trépas étonnant conclu comme un banal accident. Sa femme Lucienne décédée d’une mystérieuse maladie onze ans avant lui possédait sa propre vie, ne s’intéressant aucunement à sa famille. Les deux frères, Hubert devenu entrepreneur de travaux publics et Hervé avocat, ainsi que Fabienne qui a été déshéritée parce qu’elle a eu un enfant hors mariage, Hugo. Or elle a toujours refusé de dévoiler le nom du père, même à son fils. Ce qu’il lui reproche depuis des années, et de plus en plus souvent depuis quelques mois.

Ce que nos enquêteurs ne savent pas encore mais dénicheront peu à peu, c’est que Fabienne se rend plusieurs fois par semaine en catimini chez le docteur Merlieux, psychanalyste plus âgé qu’elle de plus de vingt ans et adepte des sciences occultes. Il est le père d’Hugo mais a toujours refusé que Fabienne dévoile son identité. Yvonne Châtelet, une vieille dame qui consulte régulièrement Merlieux voit son sommeil perturbé par la présence dérangeante de Lucienne. Elle se confie au Père Tallec qui est lui aussi mis en présence de forces surnaturelles. Tout se précipite lorsqu’Eugène est retrouvé dans le cimetière, près du monument funéraire des Lefort, égorgé. Or les premières constatations indiquent que, s’il s’agit d’une bête, ce ne peut être un chien. Mais d’autres personnes vaquant de nuit pour diverses raisons qui leur sont propres, aperçoivent un animal qui ressemble à un chien mais n’en est pas un. Muriel et Michel, qui n’osent s’avouer qu’ils s’aiment, par pudeur et par appréhension, s’ils trouvent en Moreau un allié, sont convaincus que lui aussi ne leur dit pas tout et qu’il ne délivre ses informations qu’à petites doses et avec réticence.

Jacques Mazeau, dans ce thriller fantastique, nous plonge au cœur du terroir français, celui de l’ésotérisme et des sortilèges, ce que certains dénomment superstition. Le surnaturel est présent mais ce n’est que l’un des éléments du récit qui tourne autour de l’histoire d’une famille de notables qui possède bien des secrets inavouables. Et il ne faut pas croire que le fantastique n’est qu’affabulation car de nos jours tout un chacun y est confronté, ne serait-ce que par les petits placards publicitaires dans les journaux gratuits dédiés aux annonces. Magnétiseurs, radiesthésistes, devins, et autres charlatans pour les uns, personnes douées d’un sixième sens pour les autres, sont souvent consultés et pas uniquement par des individus naïfs. Et il faut savoir que chaque évêché ou presque possède son prêtre exorciste. Quant au thème de la lycanthropie il a été maintes fois décliné, mais ici ne sert qu’à ajouter un frisson supplémentaire à une intrigue fort bien construite et … envoûtante.

Le livre du jour

1 Avril 2011 , Rédigé par Oncle Paul Publié dans #Z'infos MystèreJazz

Mon conseil de lecture aujourd'hui ne pouvait qu'être :


poison-d-avril---forum.jpg

 

Etonnant, non ?

Philippe THIEYRE : Parcours blues en 150 Albums. Collection Formes, éditions Le Mot et le Reste.

31 Mars 2011 , Rédigé par Oncle Paul Publié dans #Jazz

Grand frère du jazz, le blues est l’aîné d’une fratrie imposante issue d’une même mère et de pères différents, dont les principaux membres ont été ou sont encore le R’n’B, la soul music, le boogie-woogie, et les cousins du country blues et du rock, en ajoutant une autreparcours-blues.jpg déclinaison de la mélopée, le slam. Le blues, tout le monde connait, ne serait-ce que par son accolement à l’état d’esprit d’une personne qui se sent mal dans sa peau, mal dans sa tête, qui a le cafard, qui est déprimé. Et c’est ce sentiment ressenti par les esclaves Noirs Américains issus d’une immigration forcée qui était chanté dans des complaintes proches de la musique ancestrale africaine. Le blues est officiellement né dans le Delta du Mississippi, mais au cours des années il s’est enrichi, proposant une forme musicale plus élaborée, au fur et à mesure que les interprètes et leurs instruments évoluaient.

Dans son introduction Philippe Thieyre décline le blues depuis ses origines, explicitant les différentes transformations de ce genre musical, s’attachant à définir ses choix qui bien évidemment ne reflètent qu’une toute partie de la production musicographique. Puis en cinq chapitres copieux il recense les incontournables représentants, même si ceux-ci ne sont pas forcément connus, du blues vocal et instrumental. Du Pre-war blues : country blues et jazz blues au Blues toujours, en passant par les Années quarante : shouters, combos et rythm’n’blues, Blues urbain et électronique, et British blues, Philippe Thieyre dresse le portrait d’artistes qui ont marqué de leur influence profonde cette musique née d’ailleurs. Evidemment les grands noms du blues, Big Bill Bronzy en tête, les artistes étant classés par ordre alphabétique à l’intérieur de chaque chapitre, Champion Jack Dupree, Robert Johnson, Menphis Slim, Sonny Boy Williamson, Ray Charles, Billie Holiday, Screamin’ Jay Hawkins, Howlin’ Wolf, John Lee Hooker, B.B. King, Ike Turner, pour en arriver à The Animals, Canned heat, Jimi Hendrix, Johnny Winter et ZZ top, sont répertoriés, tous plus ou moins connus du grand public. J’en oublie sciemment ne pouvant tous les citer et ne désirant pas vous dresser un catalogue. Mais des interprètes tels que Clarence Gatemouth Brown, Clifton Chenier, Bill Walter “Shackey” Horton, Lazy Lester, Arthur Big Boy Crudup, Fenton Robinson, ou encore l’étonnant George Coleman qui s’était construit son instrument de percussion à l’aide de vieux bidons d’essence, n’ont les faveurs que des connaisseurs, experts en la matière. Chaque article consacré à un musicien, ou groupe, comporte la reproduction d’une ou deux pochettes de disques, en noir et blanc faut pas être trop exigeant quand même, les dates et lieu de naissance, date et lieu de décès éventuellement, une présentation biographique et le parcours de l’artiste. A chaque fois deux ou trois pages fourmillantes de détails et bien sûr des anecdotes relatives aux enregistrements.

parcours bluesDes notules qui donnent envie de découvrir celui qui se cache sous le sillon des vinyles que l’on peut écouter parfois sur les ondes des radios spécialisées Jazz et Blues, mais rares sont celles-ci qui diffusent nationalement. Les grincheux trouveront peut-être saumâtre de ne pas voir de petits Français dans ce catalogue, mais personnellement je ne regrette pas ce choix, nos artistes, malgré leur valeur tel Paul Personne, et dans un registre moindre Benoît Blue Boy, n’arrivent pas à la hauteur de l’interprétation, mais ce n’est que mon avis personnel.

A la lecture de cet ouvrage on se prend à rêver de pouvoir s’offrir ces galettes qui nous narguent mais pour un provincial il n’est guère aisé de les dénicher. Parfois au bonheur d’un vide-grenier, ou via Internet et des boutiques spécialisées, si l’on dispose des fonds nécessaires, quelques bonnes affaires nous tendent les bras. Alors il ne nous reste qu’à compulser jusqu’à plus soif cet excellent ouvrage et se rabattre sur sa discothèque personnelle, comme moi qui écrit cette notule en écoutant Clarence Brown et son violon ou sa guitare, et Clifton Chenier et son accordéon accompagné de son frère Cleveland au washboard, et leur musique cajun, le Zydeco. Une référence qui va devenir obligatoire et inéluctable à placer à côté de l’Encyclopédie du blues de Gérard Herzhaft paru en 1990 chez Seghers.

 


 

 

Max OBIONE : L’ironie du short. Préface de Jean-Bernard Pouy. Collection Court-Lettrages. Editions Krakoen.

30 Mars 2011 , Rédigé par Oncle Paul Publié dans #Nouvelles

Un recueil de nouvelles, c’est comme un sachet de bonbons en mélange, fabriqués par le même confiseur, dans lequel on trouverait des friandises douces, tendres, acidulées, short.jpgdures qu’on piocherait selon son humeur. D’abord, on ne se jette pas dessus comme un affamé ou un goinfre, mais on apprécie l’emballage. Puis on dénoue tout doucement le ruban qui renferme les gâteries, on délie la petite faveur permettant d’accéder aux douceurs. Cette faveur n’est autre que la préface de Jean-Bernard Pouy qui selon son habitude manie et marie éloge et dérision. Attaquons maintenant nos confiseries en prenant soin de déballer proprement chaque empaquetage, puisons au gré de notre inspiration, engloutissons voracement, goinfrons-nous et lisons tout, un bonbon à peine terminé un autre enfourné, ou soyons sages et dégustons en esthètes, une ou deux nouvelles le soir pour que le plaisir dure.

Débutons par le plus gros morceau, Marcel Bovary. La nouvelle sert d’entrée à ce volume, et bien qu’elle soit placée sous le signe de Gustave Flaubert, elle serait plutôt à ranger aux côtés des histoires cauchoises dignes de Maupassant. Avec ce cynisme et cet humour noir qui caractérisait ce chantre de la ruralité normande. Ensuite je vous propose Crâne d’os, l’histoire d’un flic qui se permet, sans l’avoir demandé poliment, de s’introduire dans le crâne d’un tueur. Ce qu’il y découvre n’est pas joli, joli, mais comme tout un chacun, il n’a pas anticipé les événements. Dans Un ticket dans le tuyau, trois cadavres ont été disséminés en trois points stratégiques de la ville. Mais dans une des oreilles de l’un des cadavres, un policier retrouve un ticket de caisse établi par une librairie. Un moment de pur plaisir de lecture. Fin de moi difficile narre le parcours accidenté d’un individu qui souhaite se suicider, mais c’est dur d’être immortel ! Revenons légèrement en arrière pour se plonger dans D’amour tendre, au rythme tranquille d’un train qui emmène un couple jusqu’à Venise. Seulement la proximité d’un voyageur gêne considérablement nos deux tourtereaux. Attention à la marche met en scène un éditeur qui rêve de publier un roman qui devrait faire un carton en papier, mais il n’a pas compté sur les impondérables. La gaule à Mickey n’est pas ce que vous pensez mais une canne à pêche. Seulement celui qui s’en sert n’est pas du tout content, le Rhône est pollué et les silures sont impropres à la consommation. Que faire dans ce cas ? Se venger évidemment. Reprenons notre petit chemin à rebrousse-pages, et intéressons-nous à Arrière-cuisine et au jour où Blumenfeld propose à Walt Disney le scénario adapté d’un conte des frères Grimm, Blanche-Neige et les sept nains. Seulement Blumenfeld s’est permis une petite entorse avec le texte original : il n’y a pas sept nains dans son canevas mais dix. Et l’on sait très bien que Walt Disney n’a jamais extrapolé les histoires qu’il a adaptés en films d’animation, et qu’il a toujours été respectueux envers les auteurs auxquels il a emprunté les trames de ses dessins animés. Dans L’ironie du short, titre éponyme de l’ouvrage, une adolescente, en short et long imperméable, déambule dans la cité. Elle dissimule un couteau de boucher afin de se venger de l’affront, et ce n’est qu’un faible mot, que des quidams lui ont fait subir. Banal me direz-vous, non car le dernier paragraphe nous démontre que la vidéo surveillance dans les rues peut être détournée de son aspect sécuritaire et qu’un président de la République, jamais à court d’idées, même si elles sont courtes, trouve toujours une parade à une situation délicate et sociale. Au total dix-huit friandises pour un poids de 300 grammes environ à déguster sans modération. Certaines ont déjà été publiées dans des recueils collectifs, comme ceux édités à l’occasion de festivals, Mauves sur Loire, Drap ou Lamballe. Mais ces recueils étant difficiles à trouver, il était de bon goût d’assembler ces textes.

Vous aurez compris que ces nouvelles au goût délicat, subtil, irrévérencieux parfois, tendre, ironique, sont le reflet d’une certaine société examinée d’un œil scrutateur et impartial, celui d’un entomologiste, non je me trompe, celui d’un confiseur qui traque les défauts d’une fournée afin justement de les mettre en valeur et obtenir quelque chose de différent.

Leonardo OYOLA : Golgotha. Editions Asphalte. Traduction d’Olivier Hamilton.

29 Mars 2011 , Rédigé par Oncle Paul Publié dans #Romans

A Villa Scasso, petite ville ou quartier de Laferrere à l’ouest de Buenos Aires, il ygolgotha.jpg a d’un côté les flics, pas forcément virulents, de l’autre les malfrats, comme dans toute bonne ville de banlieue qui se respecte. Au milieu, il y a les femmes. Et c’est bien à cause d’une histoire de femme que tout va dégénérer. Tout commence un 9 juillet, jour anniversaire de la déclaration d’Indépendance de l’Argentine. Il neige. Dans le froid une jeune femme, Magui, porte dans ses bras sa fille Olivia, malade. Elle souhaite que María Isabel, une guérisseuse, puisse guérir son enfant en invoquant Dieu et en psalmodiant et égrenant son rosaire. Mais à la vue du mal dont souffre Olivia, elle chasse les deux pauvresses. Olivia meurt d’hémorragie dans la neige et Magui se pend. Lagarto, un policier sur le retour, ancien boxeur minable, et Róman, son jeune collègue, sont attristés par les deux décès. Surtout Róman qui a connu Magui toute jeune et l’a même aimé, une cicatrice dans son cœur. Et ce qui lui est arrivé ainsi qu’à Olivia, il ne l’accepte pas. La gamine était enceinte et s’était fait avorter. Un charcutage vraisemblablement. Tout ça, c’est la faute du père qui est marié, a déjà cinq enfants mais essaime un peu partout ses autres rejetons. Dans cette ville qui ressemble à mariage entre bidonville et vieille cité moyenâgeuse, dans laquelle les voyous tiennent le haut du pavé grâce à la bande des Gamins, face aux policiers qui n’ont qu’images et breloques pieuses pour cuirasses, la vengeance murit et inévitablement la neige sera rouge à un moment ou un autre.

Ce drame se déroule en Argentine, mais n’importe quelle ville de banlieue française, ou de tout autre pays, pourrait tout aussi bien servir de décor. Mais c’est justement parce que l’histoire se passe en Argentine qu’elle en prend encore un peu plus de force. La religion est prégnante, présente partout, la fatalité pèse sur les jeunes filles qui deviennent mères à peine entrées dans l’adolescence, dans un décor avec la neige synonyme de pureté. Et l’on ne peut s’empêcher aux gamins qui ont été séparés de force de leurs parents pendant les années de plomb avec Pinochet au pouvoir. Mais il ne s’agit plus ici de policiers au service du régime, mais d’êtres humains qui puisent leur colère dans une histoire personnelle. Et malgré la neige, toujours elle, la vengeance ne sera pas un plat qui se mange froid.

Fidèle à leur concept, les éditions Asphalte proposent en rabat de couverture une playlist de dix titres et que l’on peut retrouver sur leur site. Au sommaire, quelques grands noms comme Johnny Cash, Bruce Springsteen, John Fogerty, Guns n’ Roses, pour ne citer que les plus connus. Un roman court, dense, émouvant.

 

 

Gwenaëlle LENOIR : Petites morts à Gaza. Editions Nuits Blanches.

28 Mars 2011 , Rédigé par Oncle Paul Publié dans #Romans

Alors qu’il croyait sa sœur Marwa traîner dans les libraires du Caire gaza.jpgou lécher les vitrines des échoppes, Maher est choqué d’apprendre à la télévision que la jeune fille vient de perpétrer un attentat à Tel-Aviv, attentat au cours duquel elle a perdu la vie. Maher et sa jeune sœur Marwa, le commissaire Taysir et sa sœur Salwa, formaient une petite bande très soudée, à tel point que Marwa était fiancée à Taysir et Salwa à Maher. Depuis que Marwa est devenue Istishhadat, tombée en martyre, tout a volé en éclat. Maher et Taysir se font la tête, ne possédant pas la même approche des événements, et Salwa a rompu. Maher, qui se remonte le moral à grandes doses d’alcool, est directeur d’une agence de presse arabe renommée et outre le glanage d’informations il joue le rôle de fixeur, c’est-à-dire de guide, pour les reporters étrangers. C’est ainsi qu’il s’est lié d’amitié avec Lola, camérawoman qui parle couramment l’arabe et use volontiers de l’argot pour mieux se faire comprendre, et Karl, le grand Noir, tous deux Américains en place sur la bande de Gaza. Maher rumine, il ne comprend pas pourquoi sa sœur, qu’il pensait pacifiste ou tout au moins éloignée de la politique, est devenue une terroriste. Qui l’a manipulée, telle est la question qui trottine dans sa tête. Taysir est occupé à démêler une sombre histoire de meurtres. Le cadavre d’un homme a été retrouvé sur une plage, la tête explosée, les chevilles liées, le cou détaché du corps, le pantalon baissé sur les pieds, émasculé. Qu’avait donc pu faire ce jeune homme pour être ainsi laissé en cet état. Le docteur Hisham, un épicurien et un humaniste, officie en tant que légiste en plus de ses responsabilités de chirurgien. Peu après un second corps est découvert dans les mêmes conditions. Des mutilations qui ne correspondent à aucune coutume, ou tradition. Une enquête qui s’avère difficile mais qui n’occulte en rien celle que mène Taysir, découvrir qui a pu embrigader Marwa et l’envoyer à Tel-Aviv perpétrer un attentat.

Au-delà de cette double intrigue, Gwenaëlle Lenoir, qui est grand reporter à France 3, s’attache à décrire la vie quotidienne des habitants de la bande de Gaza, transformant l’ouvrage en docu-fiction très intéressant, plus qu’un banal documentaire. Les dissensions qui existent entre membres du Fatah et du Hamas, les diverses brigades qui s’interfèrent dans les escarmouches et se combattent entre elles échappant au contrôle militaire, les tirs de roquette permanents en provenance d’Israël, les drones qui maraudent tels de gros bourdons au dessus de la tête des civils, les carences de toute sorte, le ravitaillement en nourriture principalement, la peur présente jour et nuit polluant l’activité des civils. De petites astuces sont mises au point afin d’éviter les conflits, les affrontements entre les habitants de la bande de Gaza et les militaires israéliens, pas toujours couronnées de succès. Ainsi, page 42, peut-on lire : Avant, il fallait des heures pour passer, des jours, parfois des semaines. Des enfants se louaient, un euro, de part et d’autre du no man’s land, pour que les conducteurs ne soient pas seuls, et ne soient pas pris pour des conducteurs d’engin suicide. Mais cet artifice ne marche pas à tous les coups, et une fois de plus, on se rend compte que les enfants sont les premières victimes de la guerre et des guérillas, qu’ils soient consentants ou non.

Concernant la bande de Gaza, les attentats et Israël vous pouvez également consulter le livre de Yishaï Sarid : Le Poète de Gaza (Actes Noirs, 2011) chez mon ami Claude Le Nocher sur ABC Polar.


Odile BARSKI : Never mort. Masque Jaune n° 2532. Editions du Masque.

27 Mars 2011 , Rédigé par Oncle Paul Publié dans #Romans

S’appeler Santerre, c’est presque prémonitoire de ne pas trouver une place Never-more.jpgdans le petit cimetière de Saint-Rémy-de-Provence. Enfin, ne pas trouver une place est une formule inexacte, puisque l’endroit a bien été réservé, mais il manque le mort. Un enterrement sans cadavre, ce n’est pas si courant. Pierre Santerre était un célèbre metteur en scène et l’on peut affirmer que la mise en scène d’une inhumation avec un cercueil vide est plutôt réussie. Le cadavre a disparu alors qu’il reposait, théoriquement pour l’éternité, dans la bière mise à sa disposition dans la chambre funéraire. Pour Suzanne, sa veuve et seconde femme, quelqu’un s’est emparé du corps pour s’emparer de son cerveau. Une hypothèse comme une autre, mais qui n’est pas retenue par Ariane Messidor, jeune lieutenant de la police locale qui devait partir en vacances en Egypte avec son compagnon. Et ce n’est pas parce qu’on est policier qu’on n’oublie pas parfois le principal. La date de validité du passeport de la jeune femme étant expirée, elle n’a pu rejoindre les pyramides, alors elle accepte d’enquêter sur cette disparition à la demande de Suzanne, la veuve du cinéaste. Kriss, un jeune employé des Pompes Funèbres roule avec une moto achetée cash 6000 €, et pour quelqu’un qui est le plus souvent dans la dèche, disons que c’est un anachronisme. Il jure ses grands dieux n’avoir pas puisé dans la caisse, ou avoir enfreint la loi en revendant des produits illicites, et confie à Marianne que cet argent provient de la poche d’un inconnu qui se prétend Ecossais. L’homme lui aurait fourni l’argent, en liquide, afin de pouvoir rester seul avec Santerre. Grâce à la caméra de vidéosurveillance, Ariane peut visionner une partie de ce qui s’est déroulé durant ce court moment où Kriss s’est éclipsé. Outre Suzanne, la veuve, gravitaient dans le cercle familial de Santerre sa fille Judith, qui écrit des contes pour enfant comme nègre et qui a tenté de se suicider et Pascal, le fils de Suzanne né d’un précédent mariage. Sans oublier Traupédan, le scénariste attitré de Santerre. Maintenant c’est à Ariane de prouver ses compétences, de mériter la confiance qu’ont en elle certains membres de la famille Santerre et de Kriss et sa mère éplorée.

Romancière, Odile Barski est scénariste pour la télévision et le cinéma, elle d’ailleurs écrit le scénario de Violette Nozière en 1978 pour Claude Chabrol, lequel travaillera avec elle à huit reprises au moins dont en 1976 pour un épisode de Madame le juge. Et la narration de ce roman se ressent de cette formation d’écriture particulière. Beaucoup de dialogues, des phrases courtes, peu de descriptions, ce qui ne veut pas dire qu’Odile Barski ne s’attache pas à ses personnages. Odile Barski ne manque pas d’humour, au contraire, et la première partie est réjouissante. La seconde, plus courte, est un peu plus poussive, mais intéressante quand même. Et ce roman, qui évidemment est dédié à Claude Chabrol, nous incite à parcourir les coulisses du cinéma, des relations parfois perturbées entre un metteur en scène et un scénariste. L’ombre de Chabrol plane sur ce roman, témoin ce passage qui en dit long : Le magnétoscope a accompagné sa mère jusqu’à la fin. Les films de Santerre aussi. Non qu’il fut son metteur en scène favori (d’autres ayant les trois 7 de Télé Sept Jours avaient sa préférence, et même certains n’ayant que deux 7, voire un seul et qu’elle regrettait après coup de ne pas avoir enregistrés, se permettant à l’occasion de téléphoner au journal pour signaler et déplorer la sous-notation) mais le cinéma de Pierre Santerre, où il est question de secrets, de passions implosives, de jalousie et de meurtre, lui procurait une joie effrayée du cerveau et du cœur qui soulageait ses maux d’estomac.

Nancy SPRINGER : Métro Baker Street. Les enquêtes d’Enola Holmes 6. Editions Nathan.

26 Mars 2011 , Rédigé par Oncle Paul Publié dans #Ados-Jeunesse

Enola, la jeune sœur de Mycroft et Sherlock Holmes, se voit confier par le Duque Luis Orlando de Campo la redoutable mission de retrouver sa femme qui a disparu dans d’étranges métro baker street2circonstances. En réalité ce noble d’origine catalane désirait confier l’affaire au docteur Ragostin, l’employeur fictif d’Enola, mais l’adolescente qui n’a pas encore quinze ans sait déjà mener son petit monde par le bout du nez. La jeune Duquesa, Lady Blanchefleur de son nom, a disparu dans des conditions étranges alors qu’elle visitait Londres, l’une de ses occupations favorites. Lady Blanchefleur était accompagnée par ses deux dames d’honneur et la curiosité aidant elle s’était engouffrée seule dans la station de métro de Baker Street. Seulement elle n’en est jamais ressortie. Pour Enola la surprise est de taille : l’endroit est à proximité de l’appartement de son frère Sherlock ! Et justement alors qu’elle se rend chez le Duque, elle aperçoit Sherlock qui lui aussi est chargé de cette affaire de disparition. Alors qu’elle baguenaude, prenant soin à chaque sortie de modifier son apparence, elle est abordée par une bohémienne qui tient absolument à lui lire les signes de la main. Mais ce qui interloque Enola, c’est que la bohémienne arbore une plaquette en bois représentant des signes qui lui font penser immédiatement à sa mère. La mère d’Enola a disparu elle aussi depuis près d’un an, de son plein gré toutefois, et c’est parce que Mycroft désirait confier sa jeune sœur à une institution pour jeune fille qu’Enola a préféré se prendre en main et monter sa propre agence de détection.

Enola et ses frères vont se croiser à plusieurs reprises dans cette histoire à double détente : la recherche de Lady Blanchefleur ainsi que celle de la mère d’Enola. Quelques scènes sont particulièrement réussies, l’incursion d’Enola dans les tunnels du métropolitain londonien, ses démêlés dans le quartier mal famé de l’East End, quelques rappels à d’autres affaires résolues par Sherlock dont le Signe des quatre, mais la lecture du livre terminée le lecteur garde un sentiment de frustration. La résolution de ces deux affaires manque de précision, comme si Nancy Springer avait eu hâte de clore cette série et de passer à autre chose, à une autre série, à un autre personnage. Ce roman est le sixième et ultime tome des aventures d’Enola Holmes. Dommage car la jeune adolescente était pour le moins sympathique et préfigurait les femmes de caractère, ne désirant pas par exemple sacrifier à la mode parce que c’est la mode. D’où son refus à être inscrite dans un institut pour jeune fille, refus qui se verra conforté par l’état de santé de la jeune Lady Blanchefleur lorsqu’elle la retrouvera, je ne dévoile rien car il est évident qu’elle mènera à bien son enquête, l’état de santé défaillant donc de la jeune Lady Blanchefleur à cause du port prolongé d’un corset dit à cuiller.

Dans la même série vous pouvez lire : L'énigme du message perdu.

Jean-Pierre JACKSON : Benny Goodman. Editions Actes Sud/Classica.

25 Mars 2011 , Rédigé par Oncle Paul Publié dans #Jazz

S’il ne fallait garder en mémoire qu’un seul fait marquant dans la carrière de benny-goodman.jpgmusicien de Benny Goodman, ce serait incontestablement celui-ci : Benny Goodman fut le premier à intégrer des Noirs dans ses formations de Jazz se produisant en public. Il avait déjà à son actif des enregistrements mixtes puisque le 24 novembre 1933 il participait au dernier enregistrement de la chanteuse Bessie Smith et trois jours plus tard il invitait en studio une jeune interprète de dix-huit ans : c’était la première prestation discographique de Billie Holiday. Le 2 juillet 1935 invité par Teddy Wilson il participe à une séance en compagnie de Ben Webster, Roy Elridge, John Trueheart, John Kirby et Cozy Cole afin d’accompagner à nouveau Billie Holiday pour une séance d’enregistrement de trois titres. Il est le seul blanc de cette formation. Mais c’est un plus tard qu’il enfreindra, avec la complicité du batteur Gene Krupa et de John Hammond directeur artistique chez Columbia, cette loi raciale pour ne pas dire raciste qui stipulait que Noirs et Blancs ne pouvaient se produire sur scène ensemble. Au premier trimestre 1936 le Rhythm Club de Chicago désire engager les trois musiciens, c’est-à-dire Benny Goodman, Gene Krupa et Ted Wilson. Aussi Ted Wilson se produit d’abord seul sur scène, et bientôt Benny et Gene le rejoignent brisant un tabou et enfonçant un premier coin dans le racisme. Mais Benny Goodman innove également en étant le premier musicien de jazz à se produire au Carnegie Hall, le temple de la musique classique. Benny Goodman est un musicien éclectique et par ailleurs il enregistrera en 1965 sous la direction d’Igor Stravinsky Ebony Concerto écrit par Woody Herman. Mais ce n’était pas sa première incursion dans le domaine classique puisqu’il enregistra dès 1956 le Concerto pour clarinette de Mozart en compagnie du Boston Symphony Orchestra sous la direction de Charles Munch et quelques autres plages dont le Concerto pour clarinette n°1 de Weber avec l’orchestre symphonique de Chicago sous la direction de Jean Martinon, et bien avant, en 1939, un concert au Carnegie Contrastes pour violon, clarinette et piano, une partition de Bartók, Bartók avec au piano Béla Bartók lui-même et au violon Joseph Szigeti.

Né le 30 mai 1909 d’un couple d’exilés hongrois juifs de Varsovie, le jeune Benjamin David bénéficie de leçons de musique gratuites. Son père, tailleur dans une fabrique fréquentait assidument la synagogue de Baltimore qui offrait aux jeunes garçons formant l’orchestre de la synagogue, profite de l’occasion pour l’inscrire lui et ses frères Harry et Freddy, d’autant que les instruments sont loués à bas prix. Benny est fasciné par la clarinette et devant les progrès de celui qui sera surnommé plus tard King of Swing, terme qu’il n’apprécie que modérément car il sait que combien cette distinction peut-être fugace, il bénéficie de cours payants auprès du vénérable professeur Franz Schoepp, qui avait déjà formé notamment Jimmy Noone. A douze ans il gagne son premier cachet, cinq dollars, alors que son père en gagne vingt par semaine. En 1923 il gagne quarante-huit dollars en se produisant quatre soirs par semaine au Guyon’s Paradise. Dès son premier cachet le jeune Benny avait décidé que la musique serait son métier et qu’il sortirait ses parents de la misère. Sa réputation grandit rapidement et il deviendra l’un des grands noms du jazz d’avant-guerre soit en étant à la tête de grands orchestres ou de petites formations, genre quartet ou sextet. Mais ce sera avec les petites formations qu’il sera le plus à l’aise notamment son association avec Gene Krupa à la batterie, Ted Wilson au piano et Lionel Hampton au vibraphone. Il donna également leur chance à de nombreux musiciens qui graveront leur nom au fronton du Jazz, comme Charlie Christian, Wardell Gray ou encore Stan Hasselgard, lesquels décédèrent tous malheureusement jeunes, le premier de tuberculose, le deuxième d’un accident de voiture et le dernier assassiné. Après guerre Benny Goodman, qui ne s’adapte pas au Be-bop, connait une période de latence mais grâce à sa foi en la musique il rebondit et enchaine les tournées principalement en Europe, malgré des problèmes récurrents de sciatique.

Décrié par quelques pisse-froid, pas toujours reconnu à sa juste valeur par des mélomanes partiaux, Benny Goodman a marqué le jazz durant plus de soixante ans, enchainant les succès. Et Jean-Pierre Jackson fait œuvre pie en proposant ce premier ouvrage français consacré à ce grand instrumentiste, le seul d’ailleurs car si des ouvrages de références ont été écrits et publiés aux Etats-Unis, aucun n’a été traduit à ce jour. Jean-Pierre Jackson s’attache à la jeunesse et à la carrière musicale du clarinettiste sans entrer dans la vie privée, mettant en avant ses qualités, les artistes qu’il a côtoyé, les concerts, tout ce qui se rapporte au monde musical. Avec quelques belles pages sur ses relations avec les autres musiciens, pour lesquels il professait souvent admiration. Ainsi avec Ted Wilson dont il déclarait : « Teddy jouait parfaitement les morceaux en trio. C’est ce que nous pensions de lui… Un sacré bon musicien. Nous n’avons juste jamais pensé à lui comme étant un Noir ». Peut-être à cause de son origine juive, car il faut se souvenir que certains hôtels et bars du Sud des Etats-Unis arboraient des écriteaux signalant que ces établissements étaient « Interdits aux Noirs, aux Juifs et aux chiens ».

L’ouvrage est complété d’une chronologie, de repères discographiques et bibliographiques, d’un index des noms et d’un autre des titres cités.

BDMUSIC : La BD entre les oreilles.

24 Mars 2011 , Rédigé par Oncle Paul Publié dans #Z'infos MystèreJazz

Présentation éditeur :

La collection BDMUSIC présente tous les musiciens qui ont façonné la musique du 20ème siècle, à travers la vision des dessinateurs, peintres ou illustrateurs d’aujourd’hui. Il s’agit d’allier l’expression picturale, sous toutes ses formes, à l’expression musicale.

BD Jazz présente de manière nouvelle une musique merveilleuse, menacée par l’oubli, tant la place n’existe plus aujourd’hui que pour « l’actualité ».

BD Jazz est un lieu de rencontre pour tous les talents de la musique, Bud-Powell.jpgde la bande dessinée et toutes les expressions graphiques. Nous souhaitons autant présenter un panorama de la musique du XXème siècle qu’une galerie d’artistes illustrateurs et peintres qui peuvent s’exprimer librement et réaliser sans aucune contrainte leur expression artistique. Nous invitons dans la collection aussi bien les grands artistes peintres et dessinateurs confirmés que les jeunes générations, parfois affirmées, parfois incertaines, qui donneront une vision de l’orientation esthétique de notre période et qui permettront à tous de découvrir les étapes dangereuses et angoissantes de la confirmation d’un talent. Chaque lecteur se transforme en consommateur moderne, impliqué dans l’identification d’un talent en devenir.

Nous avons conçu la collection BDJazz pour le plus grand nombre :

Pour les amoureux du jazz, qui retrouveront sur deux Cd une sélection raisonnée des meilleurs moments de la période illustrée, réalisée par des spécialistes du genre (Claude Carrière, Président de l’académie du jazz et Christian Bonnet, directeur de la collection Masters of Jazz) et remasterisée dans le respect du son clair et original au studio Art et Son.

Dizzy-gillespie.jpgPour les dilettantes qui veulent simplement jouir de deux heures de jazz de qualité, et retrouver le vrai plaisir du son. Le critère de sélection BDJazz est en priorité la qualité et le plaisir. Nous avons conçu pour chaque musicien l’album idéal et indispensable à toute discothèque de base.

Pour les jeunes générations, qui vont découvrir une musique que l’on ne cesse de redécouvrir dans les soirées branchées où Ella Fitzgerald et Charlie Parker sont remixés en même temps que Maceo Parker.

Pour les esthètes curieux qui savent atteindre la jouissance immorale du mélange des sens. Le dessin et la couleur peuvent exprimer des émotions que les mots ne peuvent exprimer. Décrire une œuvre d’art par une autre œuvre d’art sans passer par les mots, c’est donner une nouvelle nature à l’émotion esthétique.

Pour les Amoureux de l’encyclopédie qui collectionneront les mille références pour 1000 musiciens retraçant la vie et l’œuvre des personnalités qui ont façonnées la vie musicale des XXème et XXIème siècle.

BD Jazz est le point de départ d’une encyclopédie de tous les musiciens du siècle, dans tous les genres : Jazz, Blues, World Musique, Funk, Variétés, Stars du cinéma, Rock, Reggae, Electro etc.… comme pour toute encyclopédie, l’œuvre ne sera donc jamais achevée. Brassens

Compléments d’informations :

Créée en 2003 la collection BDJazz connait depuis quelques années de petites sœurs. BDBlues, BDRock, BDChansons ; BDCiné ; BDClassique ; BDWorld ou encore une collection entièrement consacrée à Cabu et le Jazz.

Si les grands noms du jazz sont à l’honneur, Louis Armstrong, Django Reinhardt, Miles Davis, Stéphane Grapelli, John Coltrane, Charlie Parker, Gerry Mulligan, d’autres musiciens moins connus bénéficient d’une présentation originale, traités comme leurs mentors ou ceux qui bénéficient des ondes radiophoniques : Anita O’Day, Billy Strayhorn, Charlie Christian, Fats Navarro, Illinois Jacquet… Dans la collection Cabu figure Wardell Gray, saxophoniste de talent ayant joué avec Charlie Parker, Dexter Gordon et aussi Benny Goodman, assassiné le 29 mai 1955 à l’âge de trente-quatre ans à Las Végas alors qu’il venait de signer un contrat avec Benny Carter, mais également le grand chef d’orchestre JiKessel.jpgmmy Lunceford, Jimmy Rushing, Stan Kenton, Barney Kessel... Dans BDMusic on peut retrouver quelques grands noms de la chanson française et francophone avec des livrets consacrés à Georges Brassens, Léo Ferré, Félix Leclerc, Jacques Brel…

De grands illustrateurs issus de la BD mettent leur talent au service de ces collections, Louis Joos, Joe G. Pinelli, Jacques Ferrandez, entourant de leurs pinceaux protecteurs de jeune pousses en devenir. Mais le mieux peut-être est de découvrir le catalogue sur le site des éditions BDMusic et de vous forger votre propre opinion. Des livrets qui comportent 22 pages de BD, une biographie et 2 CD soit environ deux heures d’écoute musicale. Pas mal non pour un prix d’environ 20€ le livret, le livret de la collection Cabu étant de 12€.Zinfos-MJ.jpg

Christian Bonnet qui est le directeur de collection est lui-même saxophiniste et leader du Black Label Swingtet, une formation que vous pouvez retrouver ici.

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