Un événement à ne pas rater !
Du 7 au 9 octobre se tiendra le 3ème festival international des littératures
policières.
Extrait du dossier de presse :
Le 3e festival des littératures policières, de dimension internationale, est organisé par l’association Toulouse Polars du Sud, il fera découvrir et apprécier les diverses facettes de ce genre littéraire très prisé par le public. Cet échange se concrétisera par les rencontres établies entre lecteurs et auteurs mais aussi à la faveur de tables rondes et de débats.
En effet, pour nous, un festival littéraire ne se limite pas à une simple vente signature d’ouvrages. Bien au contraire, nous tenons à réserver une large place à la présentation de livres avec la participation active de leurs auteurs. Dans le même esprit, l’organisation de tables rondes doit permettre au plus grand nombre d’invités de s’exprimer en toute liberté et ainsi d’apporter au public des informations sur leurs propres œuvres. Comme les deux précédentes années, des initiatives seront prises pour favoriser les échanges entre les auteurs et leur public sur la base de rencontres dans les établissements scolaires, les bibliothèques et médiathèques de la région Midi Pyrénées.
Ce festival bénéficiera de la participation et de l’expérience de toute l’équipe de la librairie de la Renaissance qui s’est déjà investie entre autres dans le Festival du Livre de Jeunesse de Saint-Orens et dans les Rencontres du Livre et du Vin de Balma, ainsi que la librairie de Barcelone « Negra y Criminal » qui proposera des ouvrages en langue espagnole.
Enfin, Toulouse Polars du Sud a établi une coopération avec les salons de Gaillac et de Villeneuve-les-Avignon qui se déroulent dans la même période que son festival. Cette mise en synergie a permis un échange d'auteurs étrangers entre les trois manifestations.
Bien entendu, cette manifestation ne se contentera pas de parquer des auteurs derrière des tables et des piles de livres. Des animations, des conférences, des débats sont au programme et bien d’autres choses encore. Dont un coup de projecteur sur la collection Polars en Nord animée par Gilles Guillon.
Liste des invités :
Raul ARGEMI ; Brigitte AUBERT ; Patrick BARD ; BARU ; Stéphanie BENSON ; Geneviève BLOUIN (prix Alibis 2011); Xavier-Marie BONNOT ; Hugo BUAN ; Jean-Hugues OPPEL ; Guillermo ORSI ; Max CABANES ; Thomas H. COOK ; Ignacio Del VALLE ; Catherine DIRAN ; Serguei DOUNOVETZ ; Valerio EVANGELISTI ; Marc FERNANDEZ ; Maxime GILLIO ; Maurice GOUIRAN ; Sylvie GRANOTIER ; Julien GUERIF ; Gilles GUILLON ; Eric HALPHEN ; Doug HEADLINE ; Mine G. KIRIKKANAT ; Philip Le ROY ; Sophie LOUBIERE; Marcus MALTE ; Roger MARTIN ; Nadine MONFILS ; Chantal MONTELLIER ; José Luiz MUNOZ ; Elena PIACENTINI ; Christian RAUTH ; Maryse RIVIERE ; Sylvie ROUCH ; Sébastien RUTES ; Carlos SALEM ; Benoît SEVERAC ; Gunnar STAALESEN ; Nick STONE ; Gérard STREIFF ; Dominique SYLVAIN ; Paco Ignacio TAIBO II ; Tran Van TRAN-NHUT ; Jeronimo TRISTANTE ; TROUB'S (BD) ; Blandine VIÉ ; Maxime VIVAS ; Eric YUNG ; ZOLMA ;
Comme vous pouvez le constater il y a en pour tous les goûts et il serait étonnant que vous ne trouviez point livre à votre mesure. Et si vous désirez plus de renseignements sur leur production, vous pouvez cliquer sur leur nom (pas tous, malheureusement) et lire soit une chronique concernant un de leurs ouvrages, soit lire un portrait ou un entretien.
Le tout est placé sous l’aile tutélaire de Claude Mesplède.
Retrouvez le programme complet de Toulouse Polars du Sud sur leur site.
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lequel les personnages sont présents mais dont l’intrigue est diluée et se révèle peu à peu. Des silhouettes s’érigent, des voix s’élèvent se répondant comme un écho décalé dans le
temps. Des ectoplasmes s’infiltrent, joignent leurs paroles aux délires, aux interrogations, aux pensées des divers protagonistes qui déambulent dans cette campagne. Les uns habitent une vieille
ferme délabrée, d’autres un garage ou un café minables, de chaque côté d’une distillerie désaffectée. Mais tous sont hantés par un passé qui leur colle à la peau, un passé toxique, malsain,
dévoyant leurs neurones. Dany Argol semble être le plus sain, le plus frais dans sa tête. Il s’occupe des vaches, les siennes, et des femmes, celles des autres, ou de jeunes filles en manque
d’amour charnel. Une véritable bête dont la réputation n’est plus à faire. Son frère aîné, Jean-Bruno, qui s’entraîne toujours à la boxe sur un ring aujourd’hui inutilisé et qui pendant un
certain temps se croyait promis à un bel avenir pugilistique. Maintenant il se contente de monter un mur d’enceinte autour de la ferme et cela lui prend du temps. Ensuite Lucas et sa marionnette
Olive, une excroissance qui parle pour lui, car c’est un taiseux Colas. Il a le cerveau en capilotade, mais cela n’a pas toujours été le cas alors qu’Olive sait de quoi elle parle, même si ce
n’est qu’un pantin. Et Cécile, la fille de la maison, hommasse, lesbienne, qui a vécu au bourg avec Anne-Laure, mais depuis que celle-ci a disparu, Cécile est revenue à la ferme. Elle a une
passion des armes, anciennes de préférence, et se délecte à la lecture de magazines spécialisés. Les heurts entre elle et ses frères ne manquent pas, c’est la vie de famille. Chapeautant tout ce
petit monde, la mère qui n’a plus toute sa tête dont elle a perdu la gérance depuis le drame. Avant, il y avait aussi le père qui aurait pu prétendre à une carrière honorable de rocker si… De
l’autre côté il y a Didier le garagiste, Evelyne sa sœur alcoolique qui tient un bar et Vincent l’aîné qui fut gendarme. Sans oublier Gildas qui adepte de la peinture qui prenait pour modèle des
écorchés. Et puis voilà Flora qui débarque, qui boxe elle aussi, déchire un coin du voile, ou l’opacifie. Et les réminiscences du passé s’élèvent en fumerolles, des petites filles qui ont
disparu, le rocker mort, une sœur suicidée, d’autres cadavres qui sortent d’un placard, ou plutôt d’une cave, vingt ans de drames, de secrets, de refus de la mémoire, de la vérité, jusqu’au
nouveau drame qui clôturera le premier. Comme une spirale infernale.
Je retrouve dans son dernier ouvrage cette ambiance, ce maniement des mots et des phrases qui permet de discerner le style qui a fait le succès de cet auteur. Son essence, sa Quint essence
si je puis me permettre ce mauvais jeu de mots. Mais contrairement à ses précédents romans et pour reprendre une phrase que j’avais utilisée pour chroniquer quelques-uns de ses livres,
écrivant
Quand la petite histoire se catapulte avec la grande, trois périodes s’érigent avec leur lot de mystères. Louis travaillant en Allemagne durant la guerre, le père de
Vallin se faisant tuer en Allemagne dans des conditions mal définies, Vallin lui-même ayant une liaison en Allemagne avec une femme qui lui donne un prochain rendez-vous qu’un an après, et le
couple assassiné à l’aide d’un couteau. Luna en possède un mais celui-ci comporte des traces de sang frais, qui s’avère être le sien, et d’autres traces qui sont trop vieilles pour l’impliquer
dans ce meurtre.
car que de mystères se cachent dans les arcanes de la location.
mes d’un religieux, le père Bernard Mc Ivor et d’une femme qui
est partie pour Londres. Pour un début raté dans la vie, on ne pouvait pas trouver mieux d’autant que la Moustachue, ou la Poilue selon les jours, sa mère de substitution n’a pas que Patrick
Pussy Braden à élever. Enfin, élever, c’est vite dire. Et Patrick Pussy est abonné au poids des mots, au choc des torgnoles. Mais qui est-il vraiment ? Lui-même ne le sait pas. Un garçon
théoriquement, une fille probablement. Et dans la rue les gens qui regardent passer Pussy pourraient chanter l’adaptation française de Sloop John B. un titre des Beach Boys interprété en français
par Stone en 1966 :
ses parents, du moins avec son père qui lui reproche
une peccadille, du genre de celle qui ne prête pas à conséquence sauf dans les milieux rétrogrades, et elle s’est exilée à Amsterdam. Elle poursuit des études de journalisme et pour assurer ses
arrières, enfin pour subvenir à ses besoins, elle donne des cours de gym. Elle a posé en compagnie de Julian pour une affiche vantant les mérites des remises en forme. Depuis, cette affiche qui
orne les murs de la ville lui sort des yeux. D’autant qu’elle vient d’apprendre la mort par assassinat de Julian, un ami, son ancien flirt. Pas de mobile, du moins apparent. Mais l’enquête
dirigée par l’adjudant Van Duyl révèle que la personnalité de Julian était beaucoup plus complexe qu’il y paraissait. Val se rend souvent dans un bar où Julian jouait du saxo dans un petit groupe
qui aurait pu connaître son heure de gloire. Val veut elle aussi découvrir l’autre facette de Julian, peut-être pour exorciser ses démons.
et relégués dans le fin fond des oubliettes, en compagnie d’auteurs comme Paul Saunière, Gustave de La Landelle, Ernest Capendu,
Cette devise vous remémorera sûrement celle qui fut le cri de ralliement des Mousquetaires dans le roman
d’Alexandre Dumas. Mais nous ne sommes point au temps de Louis XIII et de Richelieu. Cette histoire se passe dans les années 1840, dans un contexte totalement différent de ce qui se déroulait
deux siècles auparavant au temps des Mousquetaires du Roi. Et pourtant il existe quelques similitudes. Les duels évidemment ; les femmes fatales, également ; les secrets enfouis dans
des cassettes et des meubles à tiroirs. Et pourtant, ce roman témoigne d’une modernité indéniable et ce n’est pas l’écriture de Charles Monselet qui y contribue pour beaucoup. Si certains
passages s’étirent dans une lenteur exquise sans pourtant être alambiquée et sans emphase, la plupart du temps Monselet emploie des phrases courtes, directes, vivantes, comme dans le premier
chapitre. Mais comme pour un film, chaque séance se doit d’être traitée avec souplesse, vivacité, douceur, poésie, violence, lyrisme, éclat. Des étirements de phrases qui parfois sont légèrement
ampoulées, c’était la mode, mais il se moque de lui-même lorsqu’il fait déclarer à Pandore lors d’une discussion avec Ingrande : Que vous avez une rhétorique vieillie !
Tout le monde se souvient, ou au moins en a entendu parler, des morts énigmatiques teintées de suicide de Marylin Monroe l’éternelle, de Natalie
Wood, inoubliable interprète de La fureur de vivre avec James Dean et de West S
Sans oublier les affaires qui ont impliqué
O.J. Simpson gloire du football américain, de Phil Spector l’un des plus grands producteurs américains du rock possédant à son tableau des stars internationales telles que Ike et Tina Turner, les
Beatles, John Lennon, Georges Harrison, Leonard Cohen ou encore Les Ramones.
bien fondé des affirmations précédentes. Philippe
Margotin décrit la jeunesse de Roscoe « Fatty » Arbuckle, les malveillances des autres gamins se moquant de lui à cause de sa surcharge pondérale, son désir de prendre le contre-pied en
devenant amuseur public, comédien et acteur dans de nombreux films, devenant l’égal dans le cœur du public de Charlie Chaplin, découvrant et propulsant Buster Keaton sur le devant de la scène,
jusqu’à cette nuit malheureuse où décède Virginia Rappe dans une des chambres de la suite réservée pour ses soirées arrosées. Fatty, plus ou moins blanchi d’un meurtre qui n’est pas si évident à
établir, ne s’en relèvera pas. A ce propos, on en apprend plus en quelques pages sur cette affaire que dans le roman d’Ace Atkins,
veut fiction et peut donc jouer
avec la réalité sans que cela soit rédhibitoire.
feutré, celui que l’on peut ressentir entre sommeil et éveil, lorsque notre esprit vagabonde, soumis à aucune contrainte, à aucun interdit
cartésien, à aucune logique, empruntant des chemins de traverse incontrôlés. On sait que c’est faux, et pourtant on ne peut rectifier le déplacement de notre conscience au risque de se réveiller
et de plonger dans un réel peut-être plus fantasque ou, au contraire, trop terre à terre.
Le numéro 111 de la revue 813, l'Association des Amis des Littératures Policières vient de paraître. Voir l'excellente chronique de Yan sur son blog :
Le numéro double 55/56 de la revue Le Rocambole est consacré à l'oeuvre de Delly. Pour en savoir plus visiter ma chronique
La revue L'Indic N° 10 vient de paraître. Pour en connaitre le contenu
Le 
